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Carte de « Vilbon » d’après Cassini.

VILLEBON - Seigneurie et Château

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HISTOIRE de VILLEBON

Les origines et son château

 

Des fouilles préventives effectuées aux Sablons pour le percement du tunnel du TGV en 1984 ont mis au jour près de trois cents pièces, outils façonnés et déchets de tailles, datant du Paléolithique supérieur.

Plus tard une Villa-Bona gallo-romaine donnera son nom à Villebon.

En 745, le roi Pépin le Bref fit don du fief de Palaiseau à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

En 815, le recensement établit une population de deux cent quatre-vingt-trois personnes sur le territoire de Villebon.

En 992, une bataille se déroula dans la plaine entre La Plesse et Villefeu. Les belligérants étaient Bouchard, comte de Corbeil et vassal de Hugues Capet et Eudes Ier de Blois, soutenu par Richard Ier de Normandie. Villebon était alors à la frontière du domaine royal.

Jusqu’en 1056, l’histoire de Villebon fut liée à celle de Palaiseau. À cette date, Fromand de Paris devint le premier seigneur de Villebon. C’est son fils, Aszo qui le premier prit le nom de Villabona en 1092, et fit construire une ferme fortifiée sur l’actuel site du château de Villebon-sur-Yvette. Gautier de Villebon fut également seigneur de Villabona, et Hugues, son fils, demanda dans son testament, qu'après la mort de son père, les moines détiendraient la dîme et les sépultures du village.  

En 1474 le domaine de Villebon devint la propriété de la famille de Thou.

En 1512, Augustin de Thou fit construire à la place de la demeure existante le petit Château de Villebon-sur-Yvette, de style Renaissance dont subsiste aujourd’hui le pavillon Henri IV. En 1563, Nicolas de Thou, seigneur de Villebon et évêque de Chartres, obtint du roi Charles IX l’établissement d’un marché tous les jeudis et deux foires, le 27 septembre et le 12 novembre, donnant ainsi à Villebon une certaine reconnaissance.

En 1587, il fit bâtir une chapelle à Villebon sous l’invocation des saints Côme et Damien.

En 1611, un incendie ravagea le château. Jacques Auguste de Thou confia à Louis Métezeau, architecte du roi Henri IV sa reconstruction, qu’ils ne purent finir. Le domaine fut alors vendu en l’état en 1626 à André Ier Potier de Novion, président au parlement de Paris, qui acheva la restauration du château. Son fils, Nicolas Potier de Novion l’agrandit par deux ailes.

Le 24 mai 1648, il obtint de l’archevêque de Paris d’ériger Villebon en paroisse, contre dédommagement au curé de Palaiseau. C’est aussi en 1648 que fut aménagé l’escalier de la rue Daubigny comptant cent soixante-deux marches pour gravir la butte Sainte-Catherine. Le 8 juillet 1787 s’ouvrit le registre paroissial.

 

La Révolution française

 

Le 16 avril 1789, l’assemblée du tiers état rédigea le cahier de doléances.

Le 31 janvier 1790, la population élit les membres du conseil général de la paroisse.

En 1793, la cour d'appel de Paris décida que l’Yvette sépare les deux communautés de Villebon et de Palaiseau.

En 1806, la propriété de Villebon revint au comte Alfred-Félix de Montesquiou-Fezensac qui construisit le presbytère et l’orangerie du château.

Les temps modernes et l’essor

Le domaine fut rapidement revendu en 1832 au baron Laurent-Antoine-Isidore de Nivière, maire de la commune, qui laissa par testament dix mille francs pour en distribuer les intérêts aux familles nécessiteuses. Son fils, Louis, offrit en 1855 le terrain qui accueille le nouveau cimetière. Élu maire à son tour, il accorda à quarante-huit familles de Villebon les soins médicaux gratuits.

En 1846, Villebon fit l’acquisition d’une pompe à incendie.

Le 6 septembre 1857 fut inaugurée l’école-mairie, actuel conservatoire de musique.

En 1864 fut construit le Haras de Villebon et en 1889, la cloche de l’église fut bénie par le père Émile Lapchin, curé de Villebon.

En 1899, arrivée de l’éclairage au gaz dans les rues et à l’école, suivie en 1906, de l’installation de l’électricité pour l’éclairage et le chauffage privé puis, en 1907, de l’éclairage électrique public.

1912 vit l’attribution d’un facteur-receveur pour la commune de Villebon. L’arrivée des lignes de chemin de fer jusque Paris au début du XXe siècle permit à Villebon, comme ses voisines, de développer une activité de villégiature pour les Parisiens. De cette époque datent les quartiers Suisses, Bel-Air, Beau-Site et l’expansion de Villebon sur les coteaux de l’Yvette.

En 1922, à la suite de certaines confusions avec la commune de Villebon en Eure-et-Loir, la commune adopta le nom de Villebon-sur-Yvette, en référence à la rivière qui coule sur son territoire.

En 1927 fut mise en service la gare de Villebon-État sur la ligne Paris - Chartres par Gallardon.

L’Entre-deux-guerres vit la ville se moderniser, généralisation de l’électricité, du gaz, de l’eau courante et du téléphone, modernisation de gare de Palaiseau - Villebon, construction du groupe scolaire des Casseaux (1931), construction de la chapelle Saint-Sébastien en 1938. Le 14 août 1938 à 18 h 30, la station d’émission de Villebon-sur-Yvette diffusa son premier programme, un concert.

Le 18 novembre 1933, un incendie ravagea le pavillon Sully et les salles de cours. L’école ferma ses portes. Une nouvelle école, tenue par les frères lazaristes ouvrit en 1967 et ferma l’année suivante pour laisser la place à un centre de retraites spirituelles. Aujourd’hui, ce centre partage le domaine avec un collège et lycée privé qui utilisent toujours le nom d’Île-de-France.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le château fut occupé par les Allemands qui en firent une kommandantur et un poste de la Waffen-SS. À quelques centaines de mètres de là, Jacques Duclos, dirigeant du PCF clandestin se cacha de 1941 à 1944 dans la villa de l’Oasis au hameau de Villiers. Comme la région, la ville fut libérée le 24 août 1944 par la division Leclerc. Durant cette période, deux villebonnaises se sont illustrées et ont été récompensées par le titre de Juste de France, Lucienne Reuter en 1995 et Julie Thelliez en 2002.

Cette modernisation de Villebon-sur-Yvette se poursuivit après-guerre avec la construction du collège Jules-Verne[Lequel ?], le développement des parcs d’activités de Courtabœuf et La Prairie, les grands travaux de 1988 avec l’inauguration de l’hôtel de ville par Charles Pasqua, du nouveau centre-ville avec l’école Andersen et de la résidence pour personnes âgées Alphonse-Daudet, du centre sportif Saint-Éxupéry, du centre culturel Jacques-Brel, du conservatoire Erik-Satie et plus récemment, Le Grand Dôme et la zone commercial de Villebon 2.